Imposé à la source ? Votre 3e pilier ne vous rapporte peut-être rien
Huit questions. Vous verrez ce que coûte l’impôt à la source, ce que coûterait la taxation ordinaire avec vos déductions réelles, et à partir de quel versement au 3e pilier la bascule devient gagnante.
Cette réponse change la voie légale : un frontalier doit démontrer la quasi-résidence, un résident non.
Ce que presque personne ne dit. Le barème de l’impôt à la source contient déjà des déductions forfaitaires. La loi est explicite : « À défaut d’une taxation ordinaire ultérieure sur demande… aucune déduction ultérieure supplémentaire n’est accordée » — article 89a alinéa 4 de la loi sur l’impôt fédéral direct.
Autrement dit : si vous versez 7 258 francs sur un 3e pilier sans rien demander, votre impôt à la source ne bouge pas d’un centime.
C’est ce qui détermine votre barème : A, B, C ou H dans le vocabulaire de l’administration.
Les enfants font baisser le taux du barème source. Au-delà de cinq, écrivez-nous : les barèmes existent, nous ne les avons pas encore collectés.
La commune ne change pas l’impôt à la source, mais elle change la taxation ordinaire — parfois beaucoup.
Le brut soumis à l’impôt à la source, treizième salaire et bonus compris.
Les vôtres et ceux de votre conjoint : salaires, loyers, rentes. C’est ce qui décide de la quasi-résidence — au moins 90 % des revenus mondiaux doivent être suisses.
Frais professionnels effectifs, primes d’assurance maladie, intérêts de dettes, pension versée, rachats de 2e pilier. Laisser zéro fausse la comparaison : la taxation ordinaire ressortirait plus chère qu’elle ne l’est.
Le maximum 2026 est de 7 258 francs si vous êtes affilié à une caisse de pension. Au-delà, rien n’est déductible.